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Explication du dessin ‘PAЯADOXƎ’ (TW Sang)

25 mars 2018 • amy

Il y a quelques jours, j’ai pondu un dessin nommé « PAЯADOXƎ », que vous pouvez retrouver ici, en deux versions. J’avais dit que je ferai une auto-analyse pour expliquer ce que je voulais communiquer, exprimer à travers ce dessin. La voilà donc…


Aspect global

Le Personnage

Vous l’aurez sûrement compris, le personnage est victime de sa pathologie. Ce type de personnage amaigri, qui a son air maladif, est ce que j’appelle dans mes oeuvres un pantin. On peut lui faire faire tout ce que l’on souhaite. Il en dememeurera passif et subira..

Autre chose, le personnage est androgyne car il n’a pas de sexe, ni de genre défini. Cela peut permettre une meilleure identification au pantin. Mais aussi pour montrer que la souffrance n’a pas de genre.

La Maladie

Pour renforcer l’idée de la maladie, le personnage est allité. On pourrait penser que les jambes sont sous la couverture, mais en réalité il n’en est rien. Les jambes n’existent tout simplement pas. Ce pantin n’a pas de jambe. Il est bloqué, paralysé par ce qu’il subit.

Les cernes accentuent la fatigue. La fatigue d’être malade, la fatigue de lutter, la fatigue de (sur)vivre.

Les Inscriptions

On distingue sur les bras deux mots opposés « Construct/Destruct« . Étant passionnée d’art, j’ai choisi ces mots car ils reflètent le sentiment que j’ai face à ma pathologie. Quand je suis bien je (me) construie, je créée, quand je suis mal, je (me) détruis. Mais on peut très bien les remplacer par tout autre opposés comme Bien/Mal, Bonheur/Malheur, Amour/Haine, ou encore Positif/Négatif.


Le Paradoxe

Le Paradoxe en lui-même

Le Paradoxe réside un peu partout. Les inscriptions basiquement. La bras de la construction est mutilé, abîmé, alors que le bras de la destruction est recouvert d’un bandage, il est réparé, reconstruit.

Sourire Paradoxal

Autre chose, si on coupe le dessin verticalement, on obtient une sorte de symétrie qui oppose des éléments. Quand on s’attarde sur le sourire, la partie joyeuse se situe du même côté de la Déstruction. Et la partie malheureuse se situe du côté de la Construction.

On peut alors deviner une satisfaction de la destruction, et une démotivation de la construction.


Autres détails

Les couleurs absolues

Il n’y a que trois couleurs: rouge, noir et blanc. Il n’y a aucune nuance. Le même blanc partout, le même noir partout, le même rouge partout. Elles sont Absolues. Comme pour signifier l’absolu de la pathologie. C’est comme ça, on ne peut rien y faire. Le personnage reste figé dans l’absolu de sa pathologie.

Les fissures

Il y a une fissure géante qui ouvre sur l’interieur du corps, et des mini-fissures qui en découlent. Elles se répandent sur le corps. Comme une brûlure. Elles montrent que la consummation intérieure produite par la pathologie, brise petit à petit le personnage.

L’Interieur du corps

La fissure géante ouvre sur l’interieur du corps. Mais il n’y a aucun organe, le corps est vide. Déjà parce que je ne sais pas les dessiner, mais surtout, ça ouvre sur la sensation de vide qui consumme le personnage.

Le Message

Le Personnage souffre. Souffre du paradoxe. Il est tiraillé,de l’intérieur, par « construire » ou « détruire ».
Le Paradoxe est donc déstructeur, douloureux, consummant

Vos interprétations

Je vous remerci pour les messages que vous m’avez envoyé comme retour sur mon œuvre. Ils m’ont permis de mieux la comprendre à travers le regard d’autrui. Voici vos interprétations, qui nourissent l’œuvre:

Celle de Dimantnoir:


Celle de Dusty Black Sheep:

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